Meilleur âge pour prendre sa retraite : avis d’expert et conseils pratiques

L’âge légal de départ à la retraite varie selon la génération et le parcours professionnel, mais très peu anticipent l’impact réel de quelques trimestres supplémentaires sur le montant final de la pension. Les dispositifs de départ anticipé restent méconnus, alors qu’ils concernent chaque année des milliers de salariés.

Des écarts importants persistent entre secteurs privés et publics, sans compter les conséquences financières d’un départ avant ou après l’âge du taux plein. La décision se joue souvent sur des paramètres techniques et des choix personnels, loin des idées reçues.

Comprendre les enjeux du départ à la retraite aujourd’hui

La retraite n’a jamais été un simple passage administratif, c’est un cap qui cristallise les craintes et les attentes. Selon la DREES, pas moins de 66 % des Français gardent en tête une forme d’inquiétude quant à l’avenir du système des retraites. Ce chiffre traduit un malaise : la sécurité sociale et les caisses de retraite n’inspirent plus la même confiance qu’autrefois. La moitié des actifs s’interroge sur leur propre niveau de pension à venir, la peur d’un avenir incertain s’installant dans les esprits.

Les enquêtes du Cercle des Épargnants le confirment : l’épargne de précaution prime, loin devant la préparation directe de la retraite. Plus d’une personne sur deux économise « au cas où », tandis qu’à peine un quart le fait pour planifier le grand départ. Ce déséquilibre illustre une tendance : chacun tente de se protéger individuellement, faute de croire en une solidarité durable. L’ère de la prévoyance collective s’effrite, place à la stratégie individuelle.

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) tire la sonnette d’alarme sur la complexité du sujet. L’âge légal, l’âge du taux plein, les disparités selon les parcours… Planifier sa retraite tourne vite au casse-tête. Certains profils, carrière longue, situations de handicap, incapacité permanente, ouvrent la porte à un départ anticipé, mais peu savent comment y prétendre. Maîtriser ces subtilités devient indispensable pour ne pas passer à côté d’opportunités réelles.

L’anticipation budgétaire, elle, intervient tôt. L’ONPES le souligne : il ne suffit plus de compter les années, il faut aussi estimer ses besoins selon son statut, propriétaire ou locataire, et choisir ses leviers parmi la jungle des régimes (CNAV, ARRCO, AGIRC, IRCANTEC…). Pour la plupart, prendre le temps de planifier s’impose comme une obligation, bien loin du simple choix.

Quel est le meilleur âge pour partir à la retraite ? Les avis d’experts

Pour celles et ceux nés à partir de 1955, la barre reste fixée à 62 ans. Pourtant, ce seuil ne fait pas tout. Les spécialistes interrogés rappellent : l’âge légal n’est qu’un repère dans une mécanique plus subtile. D’après la DREES, l’âge rêvé des Français pour arrêter de travailler tourne autour de 61 ans. Mais pour toucher une pension à taux plein, il faut aussi totaliser un certain nombre de trimestres validés. Ce n’est pas automatique.

Le taux plein : voilà le vrai graal. Si vous affichez le bon nombre de trimestres à 62 ans, vous l’obtenez d’emblée. Sinon, il faut attendre 67 ans pour effacer toute décote. Mais chaque parcours a ses propres règles du jeu. Les carrières longues, par exemple, ouvrent un départ anticipé. Certains statuts comme le handicap ou l’incapacité permanente permettent aussi d’agir plus tôt. Au fond, tout se joue sur la connaissance de sa situation : consulter son relevé de carrière auprès de la CNAV, de l’ARRCO ou de l’IRCANTEC, c’est la première étape pour ne rien laisser au hasard.

Pour clarifier ce que chacun peut envisager, voici les principaux leviers à prendre en compte :

  • Le rachat de trimestres (jusqu’à 12) via le dispositif VPLR permet de compléter un parcours et de viser le taux plein plus rapidement.
  • Le chômage, sous certaines conditions, continue de valider des trimestres et prolonge vos droits.
  • Le choix du moment dépend aussi de votre santé, de vos projets, des revenus escomptés et de votre stratégie patrimoniale.

Chaque variable compte : âge légal, trimestres validés, dispositifs de rachat, spécificités de carrière. Les erreurs fréquentes ? Prendre des décisions trop vite, ignorer certains droits, négliger les périodes assimilées. Les spécialistes sont unanimes : anticipez, vérifiez, simulez. Ne laissez pas le système décider à votre place.

Préparer sa retraite selon son parcours et ses priorités

Il n’existe pas de parcours type, seulement des stratégies adaptées à chaque histoire professionnelle. Prendre de l’avance, dès la trentaine, même avec de petits montants, permet de constituer un capital retraite solide grâce à la magie des intérêts composés. Une fois passé le cap des 45 ans, optimiser ses versements sur un plan d’épargne retraite (PER) devient décisif : les avantages fiscaux sont concrets, la souplesse du PER vous laisse le choix entre sortie en rente ou en capital.

La diversification reste une règle d’or. L’assurance vie, plébiscitée pour sa fiscalité douce après huit ans, séduit ceux qui veulent garder la main sur une épargne disponible. L’immobilier locatif, qu’il soit direct ou via des SCPI, génère des revenus complémentaires et s’inscrit dans une vraie logique patrimoniale. Détail qui change tout : un propriétaire a souvent besoin de moins de revenus à la retraite qu’un locataire, ce qui peut orienter sa stratégie.

Voici les leviers majeurs à intégrer dans votre réflexion :

  • Le PER permet de réduire l’impôt en déduisant les versements de votre revenu imposable.
  • L’assurance vie constitue une réserve disponible à long terme.
  • L’investissement locatif offre des revenus réguliers adaptés à la retraite, que ce soit en direct ou via des SCPI.

Pensez à faire un point régulier avec vos caisses de retraite : une carrière mal renseignée ou incomplète pèse lourdement sur la pension. Solliciter un conseiller financier indépendant peut aussi faire la différence : il affine la stratégie, ajuste la répartition entre capital, rentes et compléments de revenus. Prendre sa retraite, c’est bâtir son propre plan, pas attendre qu’il tombe du ciel.

Femme âgée marchant dans un parc verdoyant

Des conseils concrets pour anticiper et optimiser son épargne retraite

Regarder la réalité en face, c’est déjà prendre une longueur d’avance. D’après la DREES, près de deux Français sur trois s’inquiètent pour la retraite. Commencer tôt, même avec des sommes modestes, change la donne. Un effort régulier dès la trentaine forge un capital solide, grâce aux intérêts composés. Si le temps a filé, la cinquantaine n’est pas trop tard : il faudra simplement redoubler de discipline.

Multiplier les solutions d’épargne, c’est aussi se donner plus de chances. Le plan d’épargne retraite (PER) séduit par ses avantages fiscaux : les versements sont généralement déductibles du revenu imposable. Au moment du départ, vous choisissez : rente viagère ou capital, selon vos envies et vos objectifs. L’assurance vie, très appréciée après huit ans pour sa fiscalité allégée, offre une flexibilité précieuse, permettant d’activer l’épargne en cas de besoin ou pour accompagner un projet familial.

Pour aller plus loin dans l’optimisation, voici quelques pratiques à intégrer à votre routine :

  • Contrôlez régulièrement votre situation auprès des caisses de retraite pour éviter toute omission pénalisante.
  • Sollicitez un conseiller financier indépendant pour ajuster votre allocation à votre horizon et à vos projets.
  • Examinez la piste de l’immobilier locatif ou des SCPI, afin de générer des revenus complémentaires stables.

Beaucoup négligent encore la vérification de leur carrière, alors qu’une simple erreur peut se solder par une pension amputée. Optima retraite préconise d’agir sans attendre et Pierre Arraou met en avant la diversification, notamment via l’assurance vie, pour répartir les risques et saisir les opportunités fiscales. Préparer sa retraite, c’est avant tout refuser la fatalité, et choisir activement l’équilibre entre sécurité et liberté. Qui a dit qu’on arrêtait de bâtir sa vie au seuil de la retraite ?

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